Chroniques d’expositions

  • Les rubans photographiques de Christian Lebrat

    Christian Lebrat rĂ©alise des montages de photographies construits Ă  l’intĂ©rieur de formats horizontaux et panoramiques. Parfois un paysage se profile, tirant sa ligne d’horizon sur la rĂ©pĂ©tition et la juxtaposition de quelques images oĂč se dĂ©couvre la ville. Pour le Festival Photos et LĂ©gendes de Pantin, il met bout Ă  bout diffĂ©rentes scĂšnes d’un film


  • « Hypocrite », pour un nouvel art politique Ă  Vevey

    —

    par

    dans

    ,

    EinzweiDrei groupe de jeunes artistes vaudois pose avec radicalitĂ© et dans l’intelligence scĂ©nographique d’un espace de prison dĂ©saffectĂ©e la possibilitĂ© d’un art politique aujourd’hui. Sans donner de leçon ni s’exclure de l’hypothĂšse d’hypocrisie dominante, ils investissent les lieux carcĂ©raux avec des piĂšces adaptĂ©es pour l’occasion ou directement créées sur place par des artistes de leur


  • Lovelab, un scĂ©nario Ă©lastique

    A la galerie RX, s’est tenue une exposition collective rĂ©unissant des oeuvres oĂč il est question de l’érotisation des machines qui nous entourent. Du texto au site de rencontres, nous paraissons aujourd’hui traverser le miroir fantastique de Lewis Caroll pour atteindre un monde oĂč fantasmes et rĂ©alitĂ©s se voilent l’un l’autre. « Bientot, seuls ceux qui


  • Jacques BRIANTI

    PrĂ©sentĂ©e pour la premiĂšre fois en l’Abbaye de l’Escaladieu, l’exposition « Peintres du ciel, peintres des utopies » constitue le nouvel opus monumental de Jacques Brianti. Mise en oeuvre depuis 2000, cette importante crĂ©ation intĂšgre et digĂšre tous les acquis prĂ©cĂ©dents de son parcours, y incluant des bribes de sa propre histoire Ă  celle de villes arbitrairement


  • Jacques Brianti, entretien.

    NĂ© en 1938, aprĂšs des Ă©tudes aux Beaux-Arts de Toulouse, Jacques Brianti a enseignĂ©, de 1960 Ă  1969, les arts plastiques dans un lycĂ©e, tout en effectuant, parallĂšlement, de nombreux dĂ©cors, costumes et affiches pour le théùtre. Auteur de commandes publiques pour le compte de collectivitĂ©s territoriales et de l’État, il s’intĂ©resse Ă  l’art public


  • Collectionneur en attendant Narcisse

    Le dynamisme joyeux de l’oeuvre de James Williams III relĂšve de l’esprit de collection avec la bonne santĂ© d’une tradition illustrĂ©e par des artistes belges comme Marcel Broodthaers ou Jan Fabre.Le mĂ©lange intime de la vie et de l’oeuvre se manifeste dans l’élaboration d’archives personnelles, d’un journal en ligne et d’installations d’oeuvres mixtes et d’objets.


  • Miklos GaĂĄl

    —

    par

    dans

    ,

    Miklos GaĂĄl, nĂ© en 1974, est un des protagonistes de la nouvelle gĂ©nĂ©ration de photographes finlandais, issus de l’universitĂ© d’art et de design d’Helsinki et rĂ©unis dĂ©sormais sous le nom de « Helsinki School ». GaĂĄl est un photographe du rĂ©el qui dĂ©clenche une rĂ©flexion sur les conventions du regard, la vision de la rĂ©alitĂ© et sa


  • Vladimir Skoda

    Des miroirs sphĂ©riques tournoyants et qui vrombissent. Art cinĂ©tique ? Vladimir Skoda, sculpteur, se dĂ©fie des mots. Mots signes, mots valises et homophonies : longtemps cet homme s’est rĂ©fugiĂ© dans le plus profond mutisme. Et si ces Ă©tranges petites machines, structures lisses et aĂ©riennes, peuvent Ă©voquer l’Ɠuvre d’un javascript:void() ou d’un Pol Bury, elles s’en dĂ©prennent. C’est


  • Yuki Onodera / Galerie RX

    —

    par

    dans

    ,

    Yuki Onodera, nĂ©e en 1962 Ă  Tokyo, est la laurĂ©ate du prix NiĂ©pce 2006. Son oeuvre photographique est une vĂ©ritable aventure picturale. En intervenant pendant tout le processus de production de l’image, de la prise de vue jusqu’au tirage qu’elle effectue elle-mĂȘme, elle explore le mĂ©dium de la photographie en profondeur. Onodera expĂ©rimente avec la


  • Des mondes domestiques dissimulĂ©s

    AndrĂ©a Loux construit Ă  base d’installations et de travaux mixtes sur papier un double du monde commun tenu Ă  distance par des Ă©crans physiques, fumĂ©es, brumes ou grilles. Son esthĂ©tique semble renouer avec une vision post-pop de l’architecture intĂ©rieure.Cela est d’autant plus perceptible dans sa pratique dessinĂ©e qui a recours presque uniquement au noir et


  • Ivan Capote, galerie Havana/Luis Miret, Cuba

    —

    par

    dans

    ,

    Ivan Capote, artiste cubain reprĂ©sentĂ© par la galerie Havana/Luis Miret, fait un travail de scultpure qui fait jouer signes et significations dans des propositions visuelles non dĂ©nuĂ©es d’humour. Adepte des associations hĂ©tĂ©rogĂšnes, des contractions de sens opposĂ©s, il rassemble des Ă©lĂ©ments Ă©pars et divergents et provoque une nouvelle lecture des signes. Relax est une sorte


  • Les ZurbanitĂ©s de Soizic

    —

    par

    dans

    ,

    Le travail de Soizic Stokvis consiste, à la premiùre lecture, en l’application de bandes de couleur sur les murs, sur le papier, sur la toile, voire, pour cette exposition, sur le plexiglas. Ces bandes de couleur modifient ou soulignent le paysage, l’espace architectural ou l’espace du tableau, soit en le morcelant, soit en en modifiant


  • La peinture quand elle est continuĂ©e.

    —

    par

    dans

    ,

    On a bien sĂ»r pu entendre Ă  la fin du 20e siĂšcle l’hypothĂšse d’une extinction de la peinture, d’une dĂ©claration d’obsolescence. Pourtant, il y a toujours parmi nous des peintres qui continuent de peindre, mais tous ne continuent pas la peinture. Ils peignent, c’est une chose, or continuer la peinture en est une autre. Si


  • L’eau d’en haut

    L’infusion rĂ©ciproque des Oeuvres de Christine Jean et des paysages de la baie de Somme. Ce soir lĂ , Ă  la RĂ©serve, Christine Jean nous prĂ©sentait ses derniĂšres toiles et Hans Bouman donnait Ă  voir un joli petit film. Tous deux avaient survolĂ© et filmĂ© les eaux et les terres de la baie de Somme à


  • L’eau qui dort JosĂ© Garcia CORDERO

    On prend d’abord pitiĂ© de cet homme et de sa condition humaine envahie par de la vĂ©gĂ©tation prolifĂ©rante jusqu’à lui prolonger le crĂąne par des appendices cactĂ©s. Ou bien disparaissant presque dans un marais Ă  ras de bouche. Et puis, Ă  y regarder de plus prĂšs, une inquiĂ©tude sourd qui n’est pas due Ă  la


  • Bernard Rudiger / Tombeau sonore pour la fin XXe

    En dehors des cĂ©lĂ©brations officielles autour de l’an 2000 peu d’artistes ont envisagĂ© le XX° siĂšcle dans sa totalitĂ© Ă  partir d’un projet plastique ambitieux, en dehors des seules visĂ©es documentaires. Bernard Rudiger dans son exposition estivale au ChĂąteau des Adhemar se revendique pourtant d’un lien fort au document. Il use pour cela de la


  • Extraits de l’entretien entre Christine Buci-Glucksman et Christine Jean. RĂ©alisĂ© le 4 mai 2006

    CBG On peut partir de ce qui nous rĂ©unit, au fond une expĂ©rience asiatique longue, d’écriture, de pensĂ©e, de voyage. Vous, c’est le Vietnam en 94, moi en 98, c’est le Japon et aprĂšs la Chine. Or je crois que ce rapport Ă  l’Asie transforme considĂ©rablement la pensĂ©e, le travail. (…)Je crois que la lumiĂšre


  • L’arrivĂ©e de l’homme qui en valait cinq ?

    —

    par

    dans

    ,

    La rentrĂ©e du Palais de Tokyo s’annonce explosivement dangereuse avec une nouvelle direction qui joue de l’art pour l’art comme d’une mĂ©canique bien huilĂ©e. On attendait avec impatience la nouvelle programmation du Palais de Tokyo. La rentrĂ©e artistique, avec sa nuĂ©e de vernissages, de festivals et de nouvelles thĂ©matiques a donc portĂ© avec elle l’exposition


  • Cinq milliards d’annĂ©es, tout un programme au Palais de Tokyo

    —

    par

    dans

    ,

    Jeudi 14 septembre 20 H Palais de Tokyo J’ai manquĂ© le bal des motos et le concours de bucherons sculpteurs Ă  la tronçonneuse (1er prix : JIRI KOVANIC, RĂ©publique TchĂšque). Pas question de faire la queue pour le vernissage. Je reviendrai plus tard. Je file chez FOOD rue Charlot voir la collection de photos de pique-niques


  • Claire Chevrier, travelling avant sur le travail

    —

    par

    dans

    ,

    Claire Chevrier a longtemps tenu Ă  distance ses sujets, prĂ©occupĂ©e par le paysage et la maniĂšre dont la mĂ©moire s’y inscrit. Elle a opĂ©rĂ© au fil de ses nombreuses sĂ©ries des changements de perspective , des resserrements de son cadre. Plan gĂ©nĂ©ral nature Ainsi aprĂšs la sĂ©rie inaugurale des « loupes d’eau », une sorte d emise


  • Ó lo Pintre, Thierry Lagalla

    —

    par

    dans

    ,

    Dans l’Espace Ă  vendre, Ă  Nice, Thierry Lagalla a installĂ© ses petites peintures. Cet artiste connu pour ses vidĂ©os oĂč l’accent rĂ©gionaliste est mis au profit d’une interprĂ©tation souvent sarcastique de ce que l’on nommera briĂšvement le rĂ©el, prĂ©sente jusqu’au 4 novembre Ó lo pintre !. « Ó lo pintre » : Thierry Lagalla porte cette inscription sur son


  • Roman Signer

    L’artiste suisse Roman Signer, au travers de ces « actions-sculptures », fait surgir une temporalitĂ© particuliĂšre, celle-lĂ  mĂȘme qui fait que les horlogers et les poĂštes s’attachent Ă  une unique prĂ©cision. Il n’est plus besoin de prĂ©senter les « actions-sculptures » de Roman Signer. Depuis 1973, il utilise des objets de la banalitĂ©, – thĂšme si cher aux annĂ©es


  • Jan Fabre Ă  Anvers

    —

    par

    dans

    ,

    La dynamique artistique d’un pays se dĂ©finit Ă  sa capacitĂ© Ă  donner de leur vivant Ă  ses artistes les plus radicaux les moyens de montrer leur Ɠuvre. Tout l’étĂ© Anvers a accueilli ainsi quatre expositions de l’enfant du pays, Jan Fabre. Si la BibliothĂšque de la ville prĂ©sente les documents de travail du chorĂ©graphe qui


  • Regards distanciĂ©s sur le Luxembourg

    —

    par

    dans

    ,

    « Pour bien regarder, il ne faut pas trop voir » RĂ©gis DEBRAY Les photographies de Charles FrĂ©ger sont prĂ©sentĂ©es pour l’ouverture du MUDAM, MusĂ©e d’art Moderne Grand-Duc Jean Ă  Luxembourg en juillet alors que celles de ValĂ©rie Belin et de JoĂ«l Tettamanti seront exposĂ©es dans le cadre du Mois EuropĂ©en de la Photographie en octobre-novembre 2006


  • Festival @rtoutsiders 2006

    —

    par

    dans

    ,

    Le 20 septembre, la Maison EuropĂ©enne de la photographie ouvrira ses portes au Festival @rtoutsiders pour une 7Ăšme Ă©dition, sur les corps Ă©lectromagnĂ©tiques. Le sujet en est doublement captivant : Ă  la fois interrogation sur le monde contemporain et propension qu’à toujours eu l’art de montrer l’invisible… Qu’entendre par technique ? En art, la technique concerne les


  • Hubert Rivey : Une solitude temporelle

    —

    par

    dans

    ,

    La peinture, cela n’existe pas. Il n’y a que des peintres. Hubert Rivey n’a cessĂ© de me conforter dans cette idĂ©e depuis notre premiĂšre rencontre, il y a maintenant trois ans.L’homme est affable. DerriĂšre une grosse moustache Ă  la Kipling, Rivey s’exprime sans emphase. C’est du cĂŽtĂ© du groupe Supports / Surfaces que la genĂšse


  • Entretien avec Jean Pierre Le Boulc’h

    —

    par

    dans

    , ,

    A l’occasion de l’exposition « Taille Humaine » dans le cadre de Art SĂ©nat 06 nous avons MichĂšle Robine et moi rendu un hommage Ă  Jean Pierre Le Boulch, ses Ɠuvres Ă©tant montrĂ©es grĂące Ă  la courtoisie de La Galerie La RĂ©serve Ă  Paris. A cette occasion, et dans notre collaboration avec la revue Art et ThĂ©rapie


  • Le Fresnoy et ses « Panoramas » sur la crĂ©ation multimĂ©dia, un must.

    Le Fresnoy s’est affirmĂ© en quelques annĂ©es comme l’Ecole supĂ©rieure des arts technologiques qui manquait Ă  la France. La diversitĂ©, comme la renommĂ©e de ses intervenants renouvelĂ©s chaque annĂ©e est son principal atout, Ă  cĂŽtĂ© d’un Ă©quipement de pointe. Pour mĂ©diatiser les productions de chaque promotion une exposition annuelle et un livre , titrĂ©s Panorama


  • Juste avant de voir du subtil dans l’art

    Les Ɠuvres de Benjamin LĂ©vesque nous abreuvent aux sources mĂȘme de la peinture, celle d’un Giorgione, dans « La tempĂȘte » par exemple ou d’un Watteau certes, puisqu’il s’en revendique. Et nous sommes surpris de retrouver les traces d’un mystĂšre que nous avions perdu, presque oubliĂ©. Benjamin LĂ©vesque n’en a pas fini de nous jeter de la


  • La Peinture, en principe, La photographie, La sculpture Ă  Tanlay cet Ă©tĂ©.

    —

    par

    dans

    ,

    Trois expositions cet Ă©tĂ© Ă  Tanlay permettent de choisir ou non d’ailleurs entre photographie, sculpture et peinture. La peinture occupe les salles du centre d’art de l’Yonne, logĂ©es dans les communs du chĂąteau de Tanlay, oĂč comme tous les Ă©tĂ©s, les habituĂ©s des lieux mais aussi les passionnĂ©s d’exposition thĂ©matique ou monographique, axĂ©e sur un


  • WELCOME HOME

    Avec comme sous-titre  » Architecture et utopie dans la collection du Frac Haute-Normandie », l’exposition proposĂ©e cet Ă©tĂ© au bĂątiment « Trafic » Ă  Sotteville-les-Rouen, fait suite Ă  celles dĂ©jĂ  questionnant les notions de lieux, de territoires mais aussi de sites et d’architectures qui en 2000 proposaient un parcours « In the City » et en 2002 une exploration de


  • Quand la force gouverne, quand la peur s’installe

    A propos de « FragilitĂ© et courage », une intervention de Marie-JosĂ© Mondzain dans La force de l’art, section La grande verriĂšre lumineuse du Grand Palais crĂ©e un abri confortable et protĂ©gĂ© qui offre le remĂšde de la force de l’art Ă  la morositĂ© inquiĂšte ambiante. Dans la grande tradition des expositions universelles, on a essayĂ© de


  • Une navigation spatio-temporelle

    Claude LĂ©vĂȘque investit les 1300 m2 de la salle d’exposition temporaire du MAC/VALavec une installation intitulĂ©e « Le grand sommeil ». On y accĂšde par un rideau opaque qui fait office de passage dans cet univers nocturne. Un plan d’une quarantaine de lits de dortoir renversĂ©s et inclinĂ©s est suspendu au dessus de nos tĂȘtes, dessinant une


  • La camĂ©ra-jouet – exposition de Daniel Challe

    Daniel Challe aime comparer ses tirages photographiques aux « feuilles volantes » d’un journal intime, accumulĂ©es jour aprĂšs jour. Il a redĂ©couvert ces derniĂšres annĂ©es le plaisir de photographier en utilisant diffĂ©rents « appareils-jouets » (Brownie Flash, Diana, Holga, Instamatic, stĂ©nopĂ© en carton, jetable…) dont il aime qualifier les optiques rudimentaires, parfois en plastique, voire totalement absentes, de « lentilles


  • Art and Language : des perspectives pop et romantiques

    Du 11 mars au 8 avril se sont dĂ©roulĂ©es deux expositions autour des travaux d’Art dans Language. La premiĂšre dans les galeries de l’école rĂ©gionale des beaux-arts de Nantes, la seconde au chĂąteau la Bainerie Ă  TiercĂ© (Maine et Loire). Une occasion de s’interroger sur les incidences aujourd’hui des valeurs contestataires de ces Ɠuvres qui


  • Bilan de compĂ©tence

    —

    par

    dans

    ,

    Designer helvĂ©tique, Ă©lĂšve de Arts DĂ©coratifs de Paris. En effet, il apparaissait particuliĂšrement intĂ©ressant que ce ponte du graphisme contemporain expose sa vision de la pĂ©dagogie, et son expĂ©rience de l’enseignement. Juste une mise au point. « Apprendre avant de crĂ©er » fĂ»t l’entrĂ©e en matiĂšre de Rudi Meyer quant Ă  la mĂ©thodologie car l’on ne peut