L’indépendance de la littérature, sa vigueur, son renouveau sont sans cesse menacés. Pourtant de nombreuses voix continuent de créer. Auteur et éditeur, Éric Arlix a fondé les éditions JOU et produit notamment la revue Tina.
– Quand avez-vous créé les éditions Jou et comment est née cette envie ?
Fin 2017 avec trois euros en poche et l’envie d’éditer des ovnis, des textes singuliers, de travailler avec des auteur.e.s mais également des artistes, des musiciens avec l’organisation de concerts littéraires et la production de créations sonores.
– Quelle est l’identité de votre espace éditorial ? Vous produisez notamment la revue Tina ainsi que des œuvres sonores.
L’identité des éditions JOU est résolument ultra contemporaine, politisée, expérimentale et multiforme : Littérature, poésie, essais, créations sonores, revue, en support papier, online, numérique.
La revue TINA participe pleinement à cette identité JOU : multisupport (online, papier, événements) – multidisciplinaire (auteur.e.s, artistes, essayistes,….) – ne pas être dans la répétition ou la simplicité commerciale.
– Quels sont vos projets pour la rentrée 2026 ? Comment est-il possible de vous soutenir actuellement ?
Deux sorties en octobre, Car du vide de ma bouche est née une épée de Rachel Adalbald, un livre entre journal et poésie sans les artifices datés des poètes, dont voici un extrait :
« ceci est un livre
je suis un·e chien·ne qui n’aime pas les livres, un·e chien·ne qui les mord et les déchiquette et les réduit en morceaux, ouais,
un iench qui prend les devants, qui n’obéit pas, qui étrangle les arbres avec sa laisse
(déso les arbres)et qui court, loin loin, jusqu’à disparaître dans la forêt, jusqu’à croire que je disparais totalement dans la forêt, jusqu’à ce que ma disparition devienne réelle, une véritable disparition de chien·ne, un tour de magie, abrararacadabra passe-passe
et lorsque vous ne regardez plus
lorsque vous ne voyez plus que la forêt vide (ou la forêt pleine de ma disparition)
je reviens et je
(pète vos verres de mojitos) »
Et puis, sort aussi le nouveau numéro de la revue TINA papier I.A singularité vie artificielle et sauve-qui-peut avec 25 contributeur.trice.s. La revue TINA édite aussi des multiples avec 4 multiples parus et 4 à paraître le 5 septembre.
Et nous avons également une opération de soutien en cours sur helloasso pour tenter de remettre nos comptes à jour et préparer l’année 2027.
https://www.helloasso.com/associations/association-jou/collectes/operation-jou