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Sabine Weiss , un témoin professionnel sensible

Une vie de photographies

Sabine Weiss toujours active à plus de 90 ans reste la dernière représentante de l’école humaniste française, qui a compté notamment Robert Doisneau, Willy Ronis, Édouard Boubat, Brassaï ou Izis. Trois de ses tirages figurent dans la célèbre exposition «  The Family of Man  », organisée par Edward Steichen en 1955. Célébrée par une exposition monographique au Jeu de Paume il y a deux ans elle expose actuellement dans trois site orléanais.

Voir en ligne : https://sabineweissphotographe.com

Née en Suisse en 1924, Sabine Weiss devient apprentie à l’atelier genevois de la célèbre famille Boissonnas, active depuis le XIXe siècle. En 1946, elle s’installe à Paris et devient l’assistante de Willy Maywald, portraitiste de mode. Grâce à son mari le peintre Hugh Weiss elle entre en contact en ce début des années 1950 avec les artistes les plus renommés, elle réalise alors les portraits de Georges Braque, Joan Miró, Alberto Giacometti, André Breton ou Ossip Zadkine puis de nombreux musiciens, écrivains et comédiens.

En 1952, elle rejoint l’agence Rapho qui permet aussi une diffusion de son travail personnel aux Etats-Unis qui est exposé au Museum of Modern Art de New York ou à l’Art Institute of Chicago notamment . Elle publie régulièrement dans des revues comme The New York Times Magazine, Life, Newsweek, Vogue, mais aussi dans Point de vue-Images du monde ou Paris Match,

Les sujets communs avec ses contemporains sont nombreux, enfants, personnes âgées et toutes sortes de figures anecdotiques rencontrées dans les rues de diverses villes lors de ses voyages en France, en Égypte, en Inde, à La Réunion, ou en Bulgarie.

Devant un certain nombre de ses tirages on pense inévitablement à d’autres clichés de ses contemporains, ils ont un même impact sensible mais constituent, une fois rassemblés, des corpus de qualité professionnelle plus qu’une œuvre.

Dans l’exposition de la collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier un certain nombre de photographies témoignent cependant d’une forme de cadrage très singuliers qui constituent sa marque de fabrique. Elle y situe son sujet dans le bas du cadre pour donner dans le haut une indication qui complète le sens de l’objet ou de la personne photographiée. Ces images peuvent être en format paysage lorsqu’elle photographie André Breton dans son atelier avec sa collection au mur au dessus de lui par exemple. Un plus grand nombre d’images sont en format vertical et cette construction d’une grande force se joint à un sens aigu de la lumière pour créer des images qui marquent. D’autant que ses rapports avec ses modèles sont toujours emprunts d’une grande sensibilité.

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++INFO++
Une vie de photographies Collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier Les voyages de sabine Weiss Parc du Poutil Olivet En toute intimité Galerie Le Garage Orléans Jusuq’au 15 avril 2018

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