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Nikolaj Bendix Skyum Larsen, galerie Vanessa Quang

Nikolaj Bendix Skyum Larsen

Nikolaj Bendix Skyum Larsen est un jeune artiste danois (né en 1971) nouvellement entré dans la galerie Quang. Son travail est fortement lié à son propre corps et à son personnage, NBSL. Sa production est actuellement centrée sur la vidéo mais se comprend dans un rapport à la performance, à une attention au mouvement et à la présence physique d’un corps dans un espace.

Ainsi dans NBSL’s Swarm, il filme quatre danseurs en isolant certaines de leurs actions, en exploitant les ressources de la vidéo, manipulation temporelle et jeux de cadrage, pour concentrer les regards sur des qualités corporelles exprimées dans le mouvement. La vidéo permet la mise en scène des corps, la manipulations de ses images par l’intervention numérique (NBSL’s Pacemaker), la multiplication de sa présence visuelle et sonore (Hymn/ Auto Pilot). Si le vécu subjectif de Nikolaj Bendix Skyum Larsen a pu être au cœur de certains de ses anciens travaux sous la forme de l’autofiction (NBSL as an Artist), l’enjeu se déplace vite vers des questionnements moins identitaires, moins personnels. Ses recherches sont des explorations des modalités fondamentales de la présence d’un corps, de ses capacités à se mouvoir, à éclater et à excéder ses images. La chute est aussi un lieu permettant la confrontation d’un corps à l’extériorité rigide et repoussante du réel (Fall). Dans My cat and I il allie à la représentation humaine celle d’un animal, un chat, qu’il contraint à rester dans ses bras face à la caméra. Un portrait de famille saisissant avec son propre visage figé d’un côté et la lutte pour la mobilité de l’autre. Ses dernières pièces s’éloignent du corps individuel avec par exemple NBSL’s Falling Star où il s’immerge dans la rue, dans la foule, dans la densité urbaine pour y introduire la percée poétique d’une étoile filante signant son nom. Son identité se dématérialise tandis que les corps des autres surgissent dans leur pluralité passante, dans leur présence aussi filante que l’étoile.
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Article écrit en collaboration pour Show Off : Galerie Vanessa Quang, Paris, France
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