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Des mondes domestiques dissimulés

Des mondes domestiques

Andréa Loux construit à base d’installations et de travaux mixtes sur papier un double du monde commun tenu à distance par des écrans physiques, fumées, brumes ou grilles. Son esthétique semble renouer avec une vision post-pop de l’architecture intérieure.

Cela est d’autant plus perceptible dans sa pratique dessinée qui a recours presque uniquement au noir et blanc. Dans son utilisation des caches elle ajoute parfois, en premier plan, des ensembles abstraits de formes apparemment aléatoires qui perturbent l’espace domestique où sont présents majoritairement des femmes et des enfants. Des effets d’enfermement se manifestent aussi bien dans des installations vidéo comme « A misty world », monde brumeux où le spectateur ne peut lui non plus pénétrer, que dans d’autre dispositifs,mobilier,échafaudages,où elle se montre recluse , lors de performance puis en vidéo. Cette attitude infantile, presqu’autiste, de repli spatial sur soi elle la revendique dans une œuvre comme « My box is my castle ». tous les espaces quotidiens établis se trouvent ainsi bouleversés autant par la présence humaine qui y apparaît parasite que par l’envahissement des motifs et des formes décoratives d’un design intérieur façon middle class, années 70. Là résident, inquiétantes, « Les ombres de la vie quotidienne, allant et venant ». Dans l’ensemble du travail, à côté du « système de circulations et de sédiments » se met en place une vision plus pertinente dans l’histoire de l’art que vraiment nostalgique. Deux installations « the Mishap » et « Roulette » actualisent cette problématique dans une dramatisation des rapports familiaux et ancillaires où la salle à manger est le lieu des hiérarchisations de ces relations intriquées, tandis que la bande son dans la première laisse les tensions s’exprimer, et que l’absence humaine dans la seconde rejoue la même tension. Une vidéo nous raconte la violence de ces « Histoires de table » où désir et passion s’exacerbent dans le secret des conventions révélé par l’intelligence plastique du medium vidéo en dialogue avec les arts du dessin.
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Article écrit en partenariat pour Show Off : Galerie Bernhard Bischoff, Bern, Suisse
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