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Atelier Chiffonnier

Un nouvel espace pour l’art à Dijon

Ein/Off merci pour la lumière
Ein/Off merci pour la lumière
Avec le Consortium, Les presses du réel, Les Ateliers Vortex, la galerie Interface, le Frac Bourgogne, la galerie Barnoud, la ville de Dijon depuis la fin des années 70 est un lieu vivant de l’art contemporain. Dans ce climat stimulant Wolf Cuyvers et Charles Thomassin décident de fonder l’Atelier Chiffonnier, un espace où des artistes travaillent et montent des expositions, repensant ainsi la notion d’artiste curateur.

Florence Andoka Comment est né le projet de créer l’Atelier Chiffonnier ?

Nous nous sommes rencontrés à l’école des Beaux-arts de Dijon, et ont a eu envie de trouver un lieu ensemble. Nous avons découvert ces anciens locaux de la SNCF. C’est un lieu d’expérimentation dans lequel on peut montrer des pièces et travailler. Tout y est tout le temps en mouvement, tout bouge. Cela fait deux ans qu’on se trouve dans cet espace et un an qu’on a de l’eau et des fenêtres correctes depuis cet hiver. On a réalisé une grosse exposition en avril dernier, Ein/off merci pour la lumière, mais aussi des soirées ponctuelles avec des concerts, des performances, des projections, des pièces de théâtre. On fait vraiment partie d’une bande d’amis, avec notamment Romain Vicari en résidence actuellement aux Ateliers Vortex, qui vit entre Dijon, Paris, Lausanne, Genève, Marseille, Nantes et Lièges et on essaye d’exposer dans toutes ces villes. Ce lieu permet aussi d’accueillir les artistes, de les loger à l’occasion de la production d’une œuvre. Le rythme est souple, on peut rester plusieurs mois sans exposition, afin de produire des pièces, il n’y a pas d’obligation.

Avez-vous une vision commune de la pratique artistique ?

Nous sommes marqués par la notion de déambulation dans la ville, en périphérie. On a envie d’exposer dans des lieux différents. En 2011, on avait exposé tous ensemble dans un ancien cloître dominicain en chantier rue Turgo, on arrivait quand les ouvriers partaient. L’idée c’est de sortir l’art du white cube. Ici il est arrivé que les visiteurs en découvrant les pièces accrochées se demandent s’il s’agissait d’une œuvre ou non. Le lieu est important, il est surprenant par son volume, il aussi fait partie de l’installation, il y a le plâtre, les tuyaux…etc C’est aussi une façon de dialoguer avec le ready-made. Il y a aussi une dimension politique dans nos choix. On tient aussi à la figure de l’artiste chercheur, plus qu’à faire venir des artistes qui arrivent avec un travail tout fait et se contentent de le poser là. On réfléchit aussi à un projet intitulé Post apocalyptic residencies. Il est question d’expositions sauvages, de faire lien avec le lieu, de penser à des formes éphémères, des actions, des gestes. On tient aussi à la vie du lieu comme espace de vie avec une dimension utopique, c’est toujours à créer, il n’y a pas que l’atelier, il y a aussi le jardin, c’est à définir.

Vous êtes artistes et curateurs, comment est-ce que cela s’organise ?

« Malgré la signature tout reste anonyme. » Charlotte Carteret avait écrit cette phrase dans une de ses œuvres exposée ici. On aime bien cette idée. A Liège le collectif Chiffonier a été invité, chacun était là en tant qu’artiste, mais c’est parfois le travail de l’un qui est mis en avant et les autres assistent à l’élaboration, au montage. Parfois on intervient à plusieurs sur une même pièce. Nous sommes plus artistes copains, qu’artistes curateurs, on fait voyager les troupes à gauche, à droite. On a bien sûr envie que nos expositions soient sérieuses, certains amis commencent à gagner en visibilité, Romain Vicari, Lise Stoufflet, Jean-Baptiste Janisset, Victor Vaysse. Au sein du groupe il y en a pour qui ça marche, d’autres qui galèrent, et on continue. On a aussi envie d’inviter des artistes dont on aime le travail, Nicolas Moulin, Eric Hattan par exemple.

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++INFO++
Ein/Off merci pour la lumière Charlotte Carteret, Wolf Cuyvers, Victor Daamouche, Arthur Grand, Marie Guerroué, Jean-Baptiste Janisset, Clément Laigle, Antoine Nessi, Paul Paillet, Romain Rambaud, Lise Stoufflet, Charles Thomassin, Victor Vaysse, Romain Vicari.

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